Contre l'illusion,la certitude.
Absolues du rêve, madonnes.
Corps bien au-delà de la chair,
voici l'éclatant silence du vivre.
Volumes, courbes, enchantements
l'âme de la femme image du monde
évidences et secrets,pâle splendeur qui brûle.

Hélas, au grand soleil, aux ténèbres arides
vos jeux blessent l'amant trop fluide
qui ne vit que baisers là où brisait la soif.

Ta barque feuillue, sache-le, nymphe si froide, si claire,
n'est rien comparée aux efforts du fiancé
qui coupe la tête du fruit et s'odore, barbare, souterrain,
pour tendre une main qui fera de lui ton esclave...

Voici, démones sur le parvis qu'un rien irise,
les secrets fumants de la femme au compas de laine,
en ce jour meilleur, splendeur amère,
on batelle le sang face aux astres mortels.

Formes & moules, où lover la tendresse,
l'esprit des reines soupire de ferveur
ce qui appelle à l'amour, comme une vapeur d'herbes
notes qui s'envolent et se perdent hors de raison.

Surgies de la nuit, triomphantes, les formes d'elles,
mystères de la métamorphose, déesses sous légende.
Femme en blanche célébration, principe, cosmos.

Vous connaissez le glas, plein des voûtes du vent
les certitudes pâteuses qui rompent d'avec les dieux,
alors on entend, sur des corps trop doux comme le désordre,
étinceler un voeu de fontaine et de miséricorde.
© Thierry DELHOURME / Iconia Productions  2005 (les Corinthiennes)
©    Jean Pierre REY   photographies <+  +  *****  +  +>